Race Recap La course des pompiers

Le résumé de ma dernière compétition est très simple : il y a six mois, j’avais de la difficulté à compléter une minute de marche. Dimanche le 4 juin dernier, j’ai franchi la ligne d’arrivée après 21.1K.

Objectif réussi!

Je participe à la Course des pompiers avec mes amies depuis 2014. Il y a 2 ans, j’étais de la première édition du 21.1K. J’y ai couru mon temps le plus rapide!

Pour les curieux, c’est 1h51 et 35 secondes 😉

C’est une course que nous aimons beaucoup, car l’ambiance est conviviale et familiale. Des pompiers et des cadets s’assurent de la sécurité et ils encouragent les participants tout le long du parcours. Il s’agit d’un véritable festival avec beaucoup d’activités pour les enfants, tout le weekend. L’événement prend de l’ampleur chaque année, mais l’organisation se déroule toujours de façon très fluide.

coursedespompiers2015

Le parcours du demi-marathon est intéressant. Le départ se fait dans le quartier de Saint-Vincent-de-Paul, où on y suit une route historique, avec de l’architecture intéressante.

J’ai eu une bonne vague d’émotions lors du départ. Les pompiers s’assurent de faire bien du bruit avec leurs camions, ce qui fait monter l’adrénaline! J’avais de la difficulté à croire que j’étais enfin de retour, sur une distance que j’aime beaucoup.

Après quelques kilomètres, c’est l’entrée dans le Centre de la Nature. C’est une fierté lavalloise! Il s’agit d’un parc immense, avec de nombreuses installations pour les enfants. Plusieurs couples choisissent d’y faire leurs photos de mariage!

Après un tour du parc, les coureurs se dirigent vers le boulevard Lévesque, qui longe la rivière des Prairies. C’est l’occasion de “zieuter” les belles grosses maisons.

On rejoint ensuite le point de départ du 10 kilomètres. C’est encourageant, car il y a énormément d’ambiance et, après avoir parcouru plus de la moitié du parcours, il s’agit d’un bon petit remontant pour le moral des troupes!

La route se poursuit le long de la rivière, jusqu’au départ du 5 kilomètres. À nouveau, une vague d’ambiance déferle et les coureurs se dirigent vers le parc pharmaceutique. C’est un beau petit trajet bordé d’arbres. Le parcours est parsemé de côtes et c’est à ce moment que les coureurs s’en rendre davantage compte.  Ça commence à faire mal…Toutefois, on traverse bientôt une caserne toute neuve et les pompiers sont là pour encourager les coureurs!

Un dernier détour vers l’hôtel de ville et puis, en route vers l’arrivée dans le centropolis!

C’est une belle descente, avec de nombreux spectateurs qui vous portent jusqu’au fil d’arrivée. Un sprint final vers les pompiers en habits, tous alignés pour vous taper dans la main et vous féliciter.

Je ne vous cacherai pas qu’avec ma préparation minimaliste, je savais que ce ne serait pas de tout repos que de parcourir 21.1 kilomètres. Cependant, mon corps était très prêt à le faire doucement! Au 10ème kilomètre, j’ai consommé un gel énergétique. Je n’avais pas testé de nourriture pendant mes entraînements des derniers mois et c’est une véritable erreur de débutant! On ne fait jamais rien de nouveau le jour J. Ce gel m’a causé bien de la difficulté; j’ai eu vraiment mal au cœur. J’ai une hantise d’être malade, j’ai donc marché à quelques reprises afin de permettre à mon estomac de se calmer. Étant fragilisée, tout ce que je consommais par la suite me donnait des hauts-le-cœur. Pas évident, car j’avais soif!

Qu’à cela ne tienne, j’ai quand même passé un bon moment. J’ai parlé avec d’autres coureurs devenus marcheurs. J’ai appelé une amie pour l’avertir de mon retard à l’arrivée. J’ai écouté ma musique et je me suis fait un petit party dans ma tête.

J’aurais certainement préféré ne pas vivre le mal de cœur, mais ce sont des choses qui arrivent! Ça m’apprendra à être plus disciplinée et bien tester mes réserves nutritives à l’avenir.

Je me suis donnée comme objectif de marcher 200 mètres et courir 800 mètres. J’ai aussi marché lors des points d’eau afin d’aider mon petit estomac délicat.

Je crois avoir complété le tout en 2h23. Je suis bien satisfaite. C’est mon point de départ en tant que Marie 2.0!

Je me souviens en décembre lorsque j’avais tenté de trotter quelques mètres jusqu’à ma boîte postale. Les jambes ankylosées par la convalescence, j’avais eu l’impression que mes genoux allaient se casser. Je m’étais alors sérieusement demandé si j’étais «brisée», si mes années de coureuse étaient derrière moi.

Peu à peu, j’ai augmenté mon kilométrage.

Aujourd’hui, je suis redevenue à nouveau une demi-marathonienne.

Je suis surtout redevenue 100% moi-même : Marie court.

 

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