Préparer un demi-marathon minimaliste

Dimanche le 4 juin, je vais courir mon premier demi-marathon de Marie 2.0.

J’ai pensé vous partager ma préparation pour cette course, une préparation très minimaliste! Minimaliste, c’est un terme qu’on utilise un peu à toutes les sauces ces temps-ci. Dans mon cas, il s’agit d’une préparation avec le strict nécessaire afin de préparer mon corps à la distance, tout en respectant mes limitations.  Dehors les fioritures! 

J’ai débuté en décembre avec le programme “Du canapé au 5 kilomètres”. Il s’agit d’un programme pour débutants, alternant la marche et la course.

C’est bizarre non, pour une marathonienne, de commencer avec un programme aussi «basic»? Avec l’anémie sévère et ma cicatrice d’une quinzaine de centimètres toute fraîche sur mon ventre, c’était un grand exercice d’humilité de peiner à compléter une minute de course. J’ai bien suivi le programme, qui compte sur trois sorties par semaine. J’ai repris la semaine 6 à deux reprises, car je ne me sentais pas prête à poursuivre avec les objectifs de la semaine suivante.

Au début du programme, je revenais très fatiguée de mes courses. Je devais souvent m’allonger quelques minutes. Puis, c’est devenu de plus en plus facile. Il faut dire que j’ai complété ce programme en hiver. Lors de cette saison, chaque sortie demande une plus grande dépense énergétique, car le corps doit réguler sa température. La surface, avec la neige et la glace, est aussi plus exigeante physiquement. Cependant, c’est très payant. Libéré du froid et des intempéries hivernales, le corps a plus de facilité à se mouvoir.

Une fois le programme complété, je me suis mise en mode «préparation demi-marathon minimaliste». J’ai continué de courir trois fois par semaine. Cela se traduisait avec une sortie entre 5 et 10 kilomètres en début de semaine, une course entre 5 et 6.5 kilomètres en milieu de semaine et une longue course la fin de semaine.

Voici un petit tableau récapitulatif:

20170529_191535La semaine, j’intégrais des intervalles plus rapides et des montées de côtes. Rien de précis, de calculé avec la montre GPS. Juste «au feeling». Les journées où je me sentais plus fatiguée, je reprenais l’alternance de la marche et la course. Au besoin, j’ai aussi diminué mon kilométrage.

J’ai aussi intégré une pratique de yoga chaud par semaine et une séance de musculation à la maison. Pour cette séance, j’ai suivi des vidéos sur Youtube. J’aime bien la chaîne de Blogilates (en anglais), puisqu’il est possible de chercher une zone spécifique à travailler et les vidéos sont d’une durée d’une dizaine de minutes. Il est facile de les combiner pour faire un entraînement complet et ils ne demandent pas de matériel. Toutefois, je dois vous avouer que j’ai souvent manqué de discipline pour la partie musculaire. C’est essentiel, mais bon, la motivation n’était pas toujours au rendez-vous.

Trois sorties par semaine, c’est peu pour préparer un demi-marathon. Cependant, c’était la meilleure option pour ma rémission. C’était un moyen de courir sans taxer toute mon énergie.

Évidemment, mes attentes sont ajustées. Dimanche prochain, il n’est pas question de réussir un record personnel! Ma préparation minimaliste me permettra de compléter la distance sans me blesser. À cette étape-ci, c’est une grande réalisation! Je me sens très fébrile à l’idée de compléter cette distance pour une deuxième «première fois».

Mon premier demi-marathon, je l’ai complété à Montréal en septembre 2012. C’était ma première compétition de course à pied! À l’époque, l’arrivée était dans le stade olympique. C’était magique! Ex-nageuse depuis peu, j’étais alors très en forme physiquement. J’avais fait une préparation assez sommaire, me fiant à un podomètre pour calculer mes distances. Disons que ce n’est pas un outil très précis 😉 . Bien que la popularité de la course à pied était en forte croissance, elle n’avait pas atteint les sommets d’aujourd’hui. Il n’y avait pas autant de médias sociaux pour partager ses exploits. Je n’avais aucune idée de ce qui pouvait être considéré comme un «bon» temps pour la distance. J’ai sillonné les rues de Montréal, à la course et à la marche, avec beaucoup de fierté d’être parmi les coureurs, de faire partie de la «gang». 2h36 plus tard, on me décorait d’une médaille, j’allais rejoindre famille et amis et je recevais une pluie d’encouragements.

Ma préparation minimaliste ne signifie pas que j’ai été paresseuse et que je n’ai fait que le minimum. Ce demi-marathon, je vous garantie que je le mérite. C’était parfois frustrant de voir mon corps avoir de la difficulté à accomplir des choses qu’il faisait si facilement, quelques mois auparavant. J’ai travaillé fort pour allier guérison et préparation.

Ça me rend très heureuse de retrouver ma «gang» dans quelques jours. 

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