Le confort dans l’inconfort

Je me souviens de ma première rentrée comme enseignante. Dire que j’étais nerveuse serait un euphémisme: j’étais terrifiée. Je n’ai pas dormi de la nuit. Quatre ans d’études et voici le moment décisif: est-ce que j’étais fait pour ce métier ou avais-je perdu plusieurs années de ma vie? Bien que j’étais heureuse de rencontrer ces six visages avec qui j’allais passer l’année, j’ai sorti de ma zone de confort pendant plusieurs semaines, le temps que le métier entre. Par contre, c’était aussi le début d’une véritable histoire d’amour, avec des jours meilleurs que d’autres, comme un vrai couple! Aujourd’hui, les rentrées scolaires demeurent un moment de fébrilité, mais je me sens vraiment plus à l’aise et je n’ai plus de terreurs nocturnes.

Je vous partage cette tranche de vie afin de vous rappeler que dans la vie, vivre de l’inconfort, c’est normal. C’est ce qui nous permet d’évoluer, de s’améliorer et d’avancer!

Vous me voyez venir avec mon parallèle en course en pied? Courir, ce n’est certainement pas confortable. Nul besoin d’être blessé ou débutant. Quand on fait le choix de se lever de son sofa, on choisit de s’améliorer et d’avancer, bref de se «mettre en danger».

Bien sûr, il y a des entraînements plus confortables que d’autres! Lorsque j’ai repris l’entraînement, c’était très difficile d’effectuer mes minutes de course. Puis, elles sont devenues plus faciles. Je me suis “challengée” et les minutes sont devenues des kilomètres. J’ai ensuite “surfé” dans ma zone de confort. Puis j’ai eu envie d’un nouvel objectif. J’ai maintenant des sorties en mode «confort» et d’autres qui me donnent de petits papillons dans le ventre. Vais-je être capable?

Lors de ma dernière longue sortie, j’ai remarqué que je n’interprétais pas toujours correctement les signaux de mon corps. Je ressentais de petites tensions ici et là. Ma tête me disait de ralentir, voir d’arrêter. J’étais sûrement très à risque de me blesser?!? Pour finalement comprendre que j’étais tout simplement… courbaturée. C’était une sensation que je n’avais pas éprouvée depuis quelques temps et puisque ma forme physique était différente, j’avais perdu mes repères. Rassurée, j’ai poursuivi cette course beaucoup plus légère et j’ai réussi un entraînement qui me sortait de mon petit confort. Arrivée à la maison, j’avais le sourire fendue jusqu’aux oreilles et j’étais assez fière!

La course à pied, ça doit demeurer une activité plaisante. L’idée, c’est trouver le «confort dans l’inconfort». Pour cela, j’ai recensé quelques petits trucs:

De la bonne musique

Ah le pouvoir du rythme! Connaissez-vous l’application Rock My Run? Il s’agit de mix de chansons déjà préparé pour vous. Vous pouvez sélectionner quel type de musique vous avez envie d’entendre et boum! Une liste de lecture mixée par un DJ, déjà toute préparée pour vous. Je n’utilise que la version gratuite, mais dans la version payante, vous pouvez-même ajuster le rythme de la musique avec votre cadence.

Courir avec un ami ou un groupe

L’expression le dit: «Misery loves compagny» (la misère aime la compagnie). Ça ne sonne pas très positif, mais vous voyez ce que je veux dire! Faire un bout de chemin avec quelqu’un, ça rend le tout plus léger. Pas de club de course dans votre coin ni d’amis coureurs? Vos amis ou vos enfants peuvent vous suivre à vélo!

Visualiser

Rien ne sert de vous répéter: «Oh mon Dieu, je vais courir X kilomètres, comment je vais faire, ça être bien trop difficile…». Entraîner votre esprit à voir le défi positivement. Rappelez-vous tous les objectifs que vous avez conquis! Visualisez-vous en train de courir léger, avec le sourire aux lèvres, mais visualisez-vous aussi fort dans l’effort.

Des mantras

Un mantra, c’est un mot ou une phrase qu’on se répète afin de rester focus. Au fil des années, j’en ai accumulé quelques-uns! Mon tout premier, c’est mon amie Jessica qui me l’a appris lors de l’entraînement de notre premier demi-marathon: Pain is temporary, Quitting is forever (la douleur est temporaire; abandonner, c’est pour toujours). En fin d’entraînement, quand le corps est si fatigué que même la tête te dit d’abandonner, c’est ce qu’on se répètais doucement. Nous avions même fait des camisoles à l’effigie de notre mantra!

painistemporary

Je dois vous avouer qu’il m’est arrivé d’être si fatigué en fin de course que même réfléchir à une phrase devenait une lourde tâche. Alors j’y allais simplement au son de mes pieds qui touchent le sol: un, deux. Un, deux. Un deux…

L’idée, c’est de ne pas laisser sa tête divaguer vers les milles raisons d’abandonner. Il s’agit de ramener le focus sur la seule chose qui compte: A-VAN-CER.

Peut-être que vous vivez l’inconfort  dans une autre sphère de votre vie: un nouvel emploi, un projet, etc. Gardez la course à pied près de vous. Vous connaissez l’expression: «changer le mal de place»? L’exercice physique peut vous servir d’exutoire afin de traverser ces périodes stressantes.

D’autre part, souvenez-vous de vos victoires de course à pied. Quand je doute de moi et de mes capacités, je trouve souvent du réconfort dans mes petites victoires de coureuse. Il faut bien mettre à profit tout cet entraînement!

fierté

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *