Courir au Pace du Bonheur

Dimanche dernier, j’ai assisté à la conférence «Le pace du bonheur», donnée par Nathalie Bisson.

Je suis en amour avec le concept Pace du bonheur, que je suis assidûment sur Facebook. La grande mission de Nathalie, c’est de transmettre l’importance de terminer ce que l’on a commencé, sans égard au temps ou à la position. Pour cela, il faut d’abord modifier sa perception de ce qu’est la performance! Elle invite les gens à courir au rythme de leur corps, peu importe s’il faut marcher ou prendre une pause.


Il faut comprendre qu’en tant qu’enseignante en adaptation scolaire au secondaire, ce message me va direct au coeur. Mes jeunes à moi, ils ne terminent pas premier. Reste qu’ils sont de vrais battants et qu’ils inspirent leur entourage à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il est merveilleux qu’une mentalité valorise l’effort et la persévérance, au-delà des futilités.


C’est quoi le Pace du Bonheur

Comme coureur, le pace du bonheur, c’est d’apprendre à se connaître et de laisser tomber la barrière du temps. Et c’est scientifique! Vous connaissez l’échelle de perception de l’effort? C’est un chercheur du nom de Borg qui l’a créée. C’est basé sur la perception de l’intensité physique fourni. C’est le participant qui évalue son niveau sur l’échelle. Tant pis pour les GPS, il est maintenant temps de s’abandonner et de laisser place aux sensations. C’est une question de feeling!


Qui est derrière ce mouvement?

Deux mots sur la conférencière: dynamique et généreuse. Les yeux plein d’étoiles, elle nous parle de ses épreuves (diagnostic de polyarthrite rhumatoïde sévère à 37 ans…) et de ses combats sans jamais se victimiser. Avec grand courage, la dame nous parle d’une histoire d’amour avec la course à pied et avec soi-même. Je ne veux pas trop en dévoiler, le mieux c’est d’aller voir la conférence 🙂


Comment appliquer le Pace du Bonheur

Vous savez, le pace, le temps, la performance, ce sont des concepts qui sont vite recherchés par les coureurs. Tous ceux que j’ai entraînés m’ont rapidement parlé de leur temps de course, les distances, suivre le plan au pied de la lettre,etc. Toutefois, il est nécessaire d’apprendre à se connaître en premier lieu. Il faut savoir jauger le niveau d’effort fourni.  Laisser un temps dicter vos mouvements, c’est une recette pour… les blessures!

Ce qui fait du bien dans le concept rafraîchissant du Pace du bonheur, c’est de courir en écoutant, à 100%, son corps. Il y a des jours meilleurs que d’autres, et c’est parfait ainsi.


Pace du bonheur vs Performance

Il est tout à fait possible de performer en adoptant la stratégie du pace du bonheur. Après tout, même dans les plans d’entraînements les plus renommés, les coachs invitent toujours les coureurs à juger de leur perception de l’effort plutôt qu’à suivre un rythme imposé.

Lorsque j’ai suivi le plan d’entraînement des entraîneurs du club New York Road Runner, au moins une course par semaine devait être guidé par mon rythme, appuyé par l’échelle de Borg. C’était enivrant de faire des intervalles seulement avec ma perception de l’effort!


Je cours depuis environ 7 ans et, mis à part l’an dernier, j’ai enchaîné de nombreux records personnels. Combien de fois ai-je visité un physiothérapeute? Zéro. Mon secret, c’est une progression très lente. Il y a des jours où mes jambes semblent en roche et d’autres où il semblerait que des ailes me soient poussées dans le dos. J’adapte mon entraînement en fonction de ces sentiments. Parfois, je privilégie carrément un cours de yoga à un rendez-vous avec l’asphalte! L’an dernier, j’ai diversifié mes objectifs (je vous en parlais ici!) et j’ai été tout aussi fière de mes expériences.


Il serait malheureux de justifier la course à pied que par des records personnels. La réalité, c’est que le corps change, l’énergie fluctue, la disponibilité n’est certainement pas toujours la même.

J’en suis un bon exemple: depuis six mois, je dois me réapproprier, petit à petit, ma forme de coureuse. Je suis loin de ce que je faisais. Il serait facile d’être déçue de mes performances actuelles. Je préfère adopter une autre perception: quelle chance! J’ai eu vraiment peur de ne plus pouvoir courir. De plus, j’ai l’occasion de recommencer à nouveau. Mon premier 5K. Mon premier 10K. Je suis Marie 2.0! Il y aura Marie 3.0, Marie 4.0… et à chacune de ces étapes, j’aurai l’occasion de revisiter ces grandes premières.

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Finalement, la conférence «Courir au Pace du Bonheur», c’est un rappel que la forme, la vitesse, le kilométrage, la durée, ce sont des concepts superficiels quand l’essence même de la course peut être accomplie. Malgré la fatigue, le stress, les frustrations et le corps qui ne suit pas toujours, la course à pied est toujours là pour t’aider à traverser le côté piquant de la vie. C’est rassurant non?

 

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