Garder le cap

Pour plusieurs d’entres nous, le printemps annonce l’arrivée d’un objectif. Pour ma part, il s’agit de la course des pompiers de Laval, que je vais courir avec plusieurs amies (nous allons faire des distances variées, car à chacune son défi!).

Votre entraînement devrait être bien entamé (sinon, c’est le temps de s’y mettre!). Peut-être même que l’excitation du début s’essouffle un peu? Vous savez, c’est bien normal que certains jours, l’appel du sofa se fasse très grand! Je vous ai déjà parlé un peu de la motivation versus la discipline dans cet article:

« La vérité,  c’est que la motivation, c’est très passager. Ça va, ça vient…. Ce qu’il faut vraiment, c’est de la discipline. Pour une raison x, tu as choisi de te mettre à la course à pied. Tiens ton engagement. Ne te pose pas trop de questions, enfile  tes runnings et c’est tout. Avant même que tu t’en rendes compte, le plein d’endorphines sera fait! »

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Voici mes petits trucs pour garder le cap et mettre un peu de piquant!

  1. Apprendre le parcours

Si votre objectif est de compléter une course en particulier, vous trouverez sur le site Internet tout plein d’informations au sujet du parcours. Essayer de voir les bouts qui seront peut-être plus difficiles (par exemple, une grosse côte) et transformez-les en micro-objectifs. Je peux vous parler de la côte au 11ème kilomètre du demi-marathon de Tremblant… personnellement, je l’ai surnommée la «côte de la muerte». Quand j’arrive à ce point, je la connais et je lui parle: «Tu ne m’auras pas ma p’tite maudite!» Hihi 😉 Au 19ème kilomètre, il y a la jolie maison bleue. Je sais qu’à ce point, j’ai bientôt terminé. L’idée, c’est de se trouver des repères afin de faire du parcours le sien, plutôt que de le laisser nous prendre au dépourvu!

  1. Se faire une liste de musique

Je ne cours pas toujours avec de la musique. De moins en moins en fait. Cependant, je l’ai toujours près de moi, c’est mon arme secrète! J’aime beaucoup me préparer des listes avec des chansons exprès pour l’événement à venir. Chacune de mes courses a sa trame sonore. Si vous courez seul, demandez à vos proches de vous dédier une chanson. Ça me fait toujours plaisir d’entendre Bohemian Raphsody, j’ai l’impression que ma petite Loulou me botte les fesses pas trop loin derrière!

  1. Prévoyez des dates de course

Au lieu d’un sempiternel repas copieux au restaurant, demandez à vos amis de vous accompagner à un entraînement dès l’aurore. Ils vous seront tellement reconnaissants… Blague à part, c’est vraiment un moment spécial de partager une course avec quelqu’un. Je me permets de citer un texte extraordinaire du blogue «Une Fille qui court»:

«Il y a un dicton populaire qui dit qu’il n’y a rien de mieux que voyager avec une personne pour apprendre à la découvrir. Je connais un moyen beaucoup moins dispendieux. L’inviter à courir.»

Si vos amis et vous ne partagez pas le même rythme ou la même distance, ce n’est pas grave. C’est un temps précieux qu’il faut chérir et je vous promets que ça n’aura pas d’impact sur la course, seulement un impact positif sur votre motivation. Lorsque mes distances sont trop longues, je m’arrange pour avoir un peu de compagnie pour une section de mon entraînement. Ça casse la routine et j’ai toujours hâte à ce moment!

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  1. Garder un journal

Je consigne chaque entraînement dans un cahier. On dit qu’il ne faut jamais regarder en arrière, mais quand les papillons commencent à se faire sentir, c’est rassurant de voir le chemin parcouru. De plus, au fil des années, j’ai maintenant plein de souvenirs dans ces cahiers! Le mien n’est pas très joli, mais je vous montre celui de Catherine de She runs Montreal:

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Sinon, j’aime bien imprimer mon plan et faire un «X» sur chaque case complétée. D’un seul coup d’oeil, j’ai le sentiment du devoir accompli. Lorsque je ne vise pas d’objectif précis, j’aime bien me faire un «tableau blanc»; disons que je veux faire 4 entraînements par semaine pour le mois, je fais un tableau 4 cases pour 4 rangées et, à chaque fois que je fais de l’exercice, je l’écris dans une case.

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  1. Varier les paysages

J’ai fait la majorité de mes longues courses en vue du marathon de New York sur les sentiers du petit train du Nord. Le décor majestueux de la nature et la petite gravelle (versus mon asphalte de banlieue habituelle) a fait beaucoup de bien à mon corps et à mon esprit. J’adore mélanger découvertes et course à pied. J’ai pratiquement fait le pourtour de l’île de Montréal à pied!

6. Participer à un événement

Pour briser la routine, plusieurs programmes suggèrent de participer à une course de distance moindre que l’objectif visé. Disons que vous vous préparez pour un 10K, votre programme vous suggéra probablement de participer à un 5K pour vous tester. L’engouement d’une compétition ajoutera certainement du piquant! Lors d’une préparation d’un marathon, j’ai déjà eu un entraînement de 25km que j’ai divisé en deux: j’ai d’abord fait 10K toute seule, pour ensuite me rendre au parc Maisonneuve pour une course de 15K, de nuit. Mon but était de maintenir mon rythme d’entraînement, tout en m’amusant parmi les coureurs. C’était une belle expérience! Il existe tout plein de «fun run»: Color Run, Foam Run, courses de nuit et courses caritatives qui sauront vous divertir.

Je suis le genre de personnes qui regarde le menu avant d’aller à un restaurant. Tant qu’à me payer une gâterie, j’aime bien saliver en pensant à ces bons aliments qui seront bientôt dans mon ventre! J’applique le même principe à la course à pied. C’est quelque chose que j’aime beaucoup, alors aussi bien bâtir une anticipation agréable!
Et vous? Comment gardez-vous le cap une fois l’excitation du début passée?

 

 

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