MARATHON DE NEW YORK: LA PRÉPARATION

Je me suis mise à la course à pied par paresse.

Il y a quelque chose de simple dans l’idée d’enfiler des souliers, de sortir de chez-soi et de partir sans artifice.

Par une belle journée printanière, j’ai enfilé mes souliers, ajusté mon Ipod et depuis, je n’ai jamais arrêté.

La course à pied était un sport qui m’était assez inconnu (même que j’étais horrifiée quand mon coach de natation me forçait, une fois par semaine, à effectuer des tours de pistes au centre Claude-Robillard), mais lorsque j’ai voulu devenir plus sérieuse, je me suis tournée vers Google. C’est là que j’ai découvert le monde des blogues. Des races recaps (récits de compétition), j’en ai beaucoup lus! De ces lectures, une course semblait un réel incontournable: New York.

Allais-je moi aussi un jour courir un marathon? Celui de New York, de surcroît?

Mes sorties improvisées ont commencé à prendre davantage de structure. J’arrivais facilement à courir 10K. Je me suis  inscrite, avec mon amie Jessica, à mon premier demi-marathon. C’était encore difficile de m’imaginer qu’un jour, je participerais au 42,2K. C’est après avoir complété deux fois la distance à Montréal que j’ai tenté ma chance.

J’étais prête. À mon tour, New York 2014.

Sauf que ce n’était pas mon destin cette année-là! Voyez-vous, s’inscrire au marathon de New York n’est pas une mince affaire. Il est possible de s’y qualifier, mais les temps sont plus difficiles que Boston. Il existe aussi le programme 9+1; il s’agit de participer à 9 évènements organisés par le New York Road Runner et d’être bénévole à un de ces événements… pas si évident si on ne réside pas près de la Grosse Pomme! On peut aussi poser sa candidature auprès de diverses oeuvres caritatives ou encore, participer via des organisations (par exemple Marathours). Finalement, il existe le tirage au sort. Il suffit de s’inscrire à cette loterie au mois de janvier et c’est en mars que l’on reçoit la réponse. Avec 18% de chance, il faut espérer fort, fort! *Il  s’agit des chiffres de 2015, mais il semblerait que ce pourcentage soit en augmentation!

Je n’ai donc pas été prise lors de ma première tentative. L’année suivante toutefois…

wp-1488497762267.jpg

C’est à 21h, le 3 mars 2015, que j’ai FINALEMENT reçu ma réponse positive. Il est bon de savoir que le tirage pour «l’international» se fait en soirée, information que j’ignorais à ce moment. Disons que j’avais un peu perdu espoir et, même si le refus n’était pas officiel, je commençais déjà à prévoir mon plan B.  

wp-1488497750215.jpg

C’est ainsi que la réalisation de mon objectif, mon rêve, devenait une réalité. Impossible de reculer! Dans cette première partie, je vais vous présenter ma préparation pour le jour J.

L’entraînement

Pour mon entraînement, j’ai suivi le programme du New York Road Runner Virtual Program. Pour 50$ US, j’ai reçu un programme de 16 semaines. C’est extrêmement bien fait. Tout d’abord, on choisit son niveau. Il est ensuite possible d’accéder au programme, de consigner chaque course et d’ajouter sa perception de l’effort fourni. Le programme s’ajuste automatiquement, que ce soit trop facile ou trop difficile. Il propose une panoplie d’entraînements (des côtes, des intervalles, des entraînements sur piste, des sprints, etc.) ce qui est très motivant! Chaque semaine, il y a une capsule d’informations concernant le marathon de New York. Il est possible de poser des questions sur les forums et ce sont des coachs certifiés du club NYRR qui y répondent. Les participants ont accès à un groupe Facebook pour partager de petites victoires, des craintes, des questions, etc. C’était la première fois que je suivais un plan d’entraînement moins généraliste que celui dans les livres ou dans Internet. Bien que j’ai fait ma préparation seule, je me suis sentie vraiment accompagnée et très informée. Vraiment, un très bel outil pour bien se préparer.

Choisir son bagage et son moyen de transport

Dans le mois suivant votre inscription, l’organisation vous contactera afin de s’informer de votre choix:  AVEC ou SANS bagage. Vous aurez à décider si vous voulez avoir un sac pour mettre vos effets personnels, juste avant le départ, sac qui vous sera remis à la fin de votre course. Suite à mes recherches, j’ai choisi l’option sans bagage: à l’arrivée, les bénévoles vous couvrent d’une cape en polar et vous pouvez sortir immédiatement, au lieu d’attendre jusqu’à 1 heure avant de retrouver vos effets personnels. C’est important de bien faire son choix, car vous devrez suivre la ligne qui vous est désignée. Les bénévoles vérifient!

Vous devrez aussi choisir comment vous rendre au départ. Il y a quatre points de rencontre avec des autobus et le ferry. Pour ma part, j’avais choisi l’autobus le plus près de mon logement. Toutefois, je me suis trompée de métro et une gentille New Yorkaise qui participait aussi à l’événement m’a accompagnée jusqu’au ferry. C’est tant mieux, car j’ai pu profiter d’une belle vue de la statue de la Liberté. L’embarquement est assez impressionnant, il y a vraiment une marre de gens! Deux amies m’ont accompagnée, mais une fois débarquée à Staten Island, elles ont dû rebrousser chemin puisque les gardes de sécurité vérifiaient scrupuleusement l’entrée et seuls les coureurs munis de leur bracelet avaient droit de passage.

L’hébergement

J’ai été accompagnée à New York par six amies. Pour l’occasion, nous avons loué un appartement via AirBnB. J’ai  résidé, le temps d’un weekend, à quelques pas de Central Park! C’est généralement très dispendieux de loger sur l’île de Manhattan, mais cette option s’est avérée merveilleuse puisque pour les 3 nuits, nous avons déboursé seulement 120$ CAN par personne. Nous étions à quelques pas d’une bouche de métro, nous permettant aisément de nous déplacer. Une véritable aubaine!

image-2.jpg

Transport

Pour se rendre à New York, nous avons opté pour l’autobus voyageur, tandis que pour le retour, nous avons profité du beau paysage automnal des Adirondacks via le train. L’autobus, c’est très inconfortable, mais c’est 7h30 de route. Quant à lui, le train, plus agréable et confortable, prend 10h. Cependant, j’ai apprécié le sacrifice de mes amies puisque le lendemain d’un marathon, j’étais très reconnaissante de pouvoir m’étirer comme un pacha.

L’expo

J’ai toujours trouvé l’expo du Marathon de Montréal très impressionnante. Vous vous doutez bien que New York, c’est juste géant en comparaison! Il reste que c’est extrêmement bien organisé et je n’ai pas attendu pour recevoir ma trousse du coureur. C’était un moment très «wow» de recevoir mon dossard et de savoir que j’étais à quelques heures de réaliser un rêve d’une grande importance pour moi.

Mes spectateurs

Comme je vous ai mentionné plus haut, j’ai 6 amies qui m’ont accompagnée pour un trip de filles ultime! Cependant, j’ai eu droit à toute une équipe «back home». Il faut dire que j’ai la chance d’avoir une meilleure amie experte dans l’organisation.

image-4.jpg
Merci pour tout Jess! xx

Elle a équipé mes amies, mes collègues, leurs enfants et ma famille de t-shirt I HEART MP, TEAM POULICHE, en plus des nombreuses surprises qui m’attendaient durant la fin de semaine.

collage-2017-03-03-13_19_30.jpg.jpg

J’ai aussi demandé aux gens que j’aime qui ne pouvaient pas être présents de me laisser une chanson pour m’encourager. Je n’ai pas écouté de musique pendant la course, mais avant oui, et ça m’a fait très plaisir de les sentir pas trop loin 🙂

Je vais vous reparler de l’impact de mes spectateurs lors de mon récit de la course, mais disons que j’ai reçu un traitement digne d’une ROCK STAR!

La ville devient MARATHON

Selon competitor.com, New York, c’est le plus gros marathon au monde. Impossible de passer à côté. La veille, mes amies et moi étions sur le toit d’un bus touristique (une superbe façon de visiter sans se fatiguer les jambes!) et lorsque l’une d’elles a mentionné au guide que j’allais participer à l’évènement, j’ai presque eu droit à un standing ovation.

image-3.jpg

Les New-Yorkais sont assurément ennuyés par les routes bloquées et le métro détourné, mais reste qu’ils sont fiers de leur compétition et ils ne manquent pas de vous encourager lorsque vous annoncez être en ville pour cette raison.

La préparation est complétée, les dés sont jetés! Je crois fermement qu’il faut «mériter» de courir un marathon, c’est-à-dire qu’il faut mettre les heures nécessaires les mois précédents, pour arriver à l’événement avec un certain lâcher-prise zen. Tout ce qui pouvait être fait a été accompli. C’est l’heure de célébrer ces heures passées sur le pavé, ces ongles d’orteils perdus au combat, ces «magnifiques» marques de bronzage mi-cuisse à cheville…

youhavewhatittakes

Le récit du jour de la course est ici!

 

3 thoughts on “MARATHON DE NEW YORK: LA PRÉPARATION

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *